théâtre.

Vita Nova

Marie Stuart

d’après le roman de Stefan Zweig

 

Les évènements s’enchaînent avec une telle rapidité qu’à vingt-cinq ans, la vie de Marie Stuart s’achève. Elle ne mourra cependant que vingt ans plus tard, décapitée.

A première vue, cette femme devenue reine à six ans est promise à un avenir radieux. Marie consomme la vie avec appétit et s’adonne généreusement aux plaisirs et à l’étude. Mais le sort de cette jeune femme insouciante en a décidé autrement, comme s’il se jouait de sa nature franche, aimante et gaie, en la poussant, malgré elle, dans une voie funeste et tragique.

Dès lors que le destin s’est emparée d’elle comme d’une proie, il n’aura de cesse de la torturer. Ce destin revêt plusieurs visages : celui de François, roi de France, qui l’a faite reine de ce grand royaume, mais dont la mort prématurée la ramène bientôt en Ecosse, parmi les intrigues des lords qui rejettent son autorité ; celui de Darnley qu’elle fait, en l’épousant, roi d’Ecosse, mais qui se révèle très vite un sot, orgueilleux et jaloux, qui ira jusqu’à assassiner devant ses yeux un supposé rival ; celui de Bothwell surtout, cet homme dont le magnétisme lui inspirera une passion sans limite et la conduira, par la voie du crime, jusqu’à l’infamie et à la destitution ; enfin celui d’une autre reine, Elisabeth d’Angleterre, sa grande rivale, avec elle hypocrite et calculatrice, qui n’aura de cesse d’intriguer toute sa vie dans l’ombre et d’abuser froidement de la naïveté de Marie. A cause d’elle, Marie subira l’humiliation d’un procès pour sa complicité dans le meurtre de Darnley par Bothwell, alors son amant, et devenu peu après son époux.

La suite n’est qu’un long et lent déclin puisque Marie connaîtra l’enfermement pendant plus de vingt années. Seule sa mort la rachètera aux yeux du monde.

Cette femme avait vu juste en brodant cette phrase sur un mouchoir : « En ma fin gît mon commencement ».